La Tavolata de Bedano est aussi variée que les personnes qui y participent: enfants, adultes et personnes âgées se retrouvent au centre de rencontre «Al Posticino» pour cuisiner et partager un repas. Maria Vittoria Burdese, de l’association Insieme per Bedano, nous raconte comment ces rencontres prennent vie et ce qui se retrouve sur la table.

Entretien: Valentina Pallucca-Forte

Comment parvenez-vous à rassembler différentes générations autour d’une même table?
Maria Vittoria Burdese: Au départ, notre Tavolata n’était pas conçue comme une offre intergénérationnelle. Nous avions d’abord prévu des évènements pour les adultes et d’autres pour les enfants. Mais il est vite apparu que des personnes d’âges différents se retrouvaient très naturellement. Avec le temps, nous avons compris que, lorsque l’atmosphère est ouverte et accueillante, les générations aiment se mélanger, sans contrainte.

Comment se déroule votre Tavolata?
Des personnes de tous âges participent: elles cuisinent, rangent ou s’occupent des enfants pendant le repas. Certaines personnes âgées choisissent volontairement de participer aux tavolatas avec des enfants parce qu’elles y trouvent de la vie et de l’animation. Beaucoup d’entre elles mangeraient sinon toutes seules chez elles.

Concilier les besoins n’est certainement pas toujours facile.
Les enfants ont besoin de mouvement et de stimulation, tandis que les adultes recherchent plutôt le calme et de l’espace pour discuter. C’est pourquoi nous avons créé deux zones: un espace de jeux pour les enfants avec des Lego et des jeux de société, et un espace calme où les adultes peuvent lire ou se retirer.

Comment de nouveaux contacts se créent-ils?
Les rencontres se font spontanément dans les différents espaces, que ce soit en jouant, en lisant ou en cuisinant ensemble. Notre centre gère également la «Bibliocabina» communale, située juste à l’extérieur de notre centre. Elle propose un large choix de livres pour petits et grands.

Quels sont les plats les plus appréciés?
La tavolata de la pizza, qui propose aussi des piadine «maison», rencontre un franc succès auprès des enfants. Les adultes ont, quant à eux, particulièrement apprécié le vitello tonnato avec des pommes de terre au four (voir la recette).

De quoi tirez-vous une fierté particulière?
Au début de l’année dernière, grâce à Pro Senectute, une personne en réinsertion professionnelle a rejoint notre équipe pour cuisiner lors de nos tavolate. Cela nous a permis de proposer des repas raffinés et très appréciés, tout en lui offrant la possibilité de retrouver une activité professionnelle. Pour de nombreux participants, cette expérience a également été l’occasion d’observer une cuisinière de près, de cuisiner avec elle et d’apprendre de nouvelles recettes, ce qui ne serait pas possible dans un restaurant classique.

Quels sont vos prochains projets?
Nous travaillons à une troisième forme de tavolata en soirée, destinée aux personnes qui ont peu de temps pendant la journée. L’idée est de proposer un moment de convivialité un peu plus sophistiqué, avec des plats soigneusement préparés et une atmosphère intime. Le plat principal est proposé et cuisiné directement par les participantes et participants: chacun et chacune peut contribuer avec une spécialité ou une bouteille de vin. Par ailleurs, nous étudions la possibilité d’organiser une fois par mois une tavolata le mercredi midi, lorsque les enfants n’ont école que le matin. Cela permettrait aussi d’ouvrir la rencontre aux enfants de l’école enfantine, accompagnés de leurs parents ou de leurs grands-parents.

Que faut-il pour une tavolata réussie?
Il ne faut pas grand-chose: quelques tables, une cuisine et de l’ouverture d’esprit. C’est ainsi que nous avons commencé. Les idées viennent au fur et à mesure, au fil de l’engagement de chacun et chacune.

Depuis 15 ans, la Tavolata bernoise Pic-Assiette cuisine, discute et savoure ensemble. Les quatre femmes tiennent un registre des recettes et des dépenses, elles entretiennent une culture de la conversation qui leur tient plus à cœur que le menu parfait. La cofondatrice Mirjam Stolz-Silfverberg nous explique pourquoi.

Entretien: Anina Torrado Lara
Photos: Marco Zanoni

Mirjam, vous vous souvenez des débuts de Pic-Assiette?

Oui, très bien. Nous avons fondé cette Tavolata le 27 novembre 2011 à Berne. Nous étions cinq femmes qui voulaient simplement passer de bons moments ensemble. Pour nous, cela passait par un bon repas et une conversation de qualité. Dès le début, il était important pour nous qu’il n’y ait aucun esprit de concurrence, ce qui peut vite arriver quand on cuisine.

Qu’avez-vous fait pour éviter cela?

Nous en avons parlé ouvertement dès le départ et nous avons convenu ensemble que chaque participante verserait 20 francs dans la caisse à chaque rencontre. Chaque Tavolata dispose ainsi de 80 à 100 francs et l’hôtesse décide librement de ce qu’elle veut cuisiner et du degré de complexité du repas. Elle peut éventuellement commander une pizza toute prête «chez l’Italien». Mais si elle en a envie, elle peut aussi opter pour des recettes plus coûteuses, par exemple un rôti ou du poisson frais. La caisse sert à lui rembourser le montant de ses dépenses, hors boissons. Ainsi, il n’y a ni dépendance, ni compétition culinaire et personne n’a besoin de se mettre en scène comme un chef étoilé.

Et cela fonctionne bien?

Oui. Nous tenons un petit carnet dans lequel nous notons, pour chaque rencontre, qui a cuisiné et quand, quel était le menu, ainsi que les recettes et les dépenses. Ce qui reste dans la caisse à la fin de l’année, nous l’investissons dans notre «repas d’affaires» au bistrot.

Qu’est-ce qui est particulièrement important pour vous en dehors du repas?

La conversation. Nous avons une bonne culture de l’échange et des intérêts similaires. Il est important pour nous que la discussion ne s’enlise pas, mais que nous ayons un bon échange enrichissant. Bien sûr, nous sommes aussi à l’écoute si quelqu’un souhaite aborder un sujet personnel.

Y a-t-il quelque chose qui est tabou à votre table?

Nous sommes simples et aimons profiter du repas. Nous ne voulons pas que quelqu’un «milite» pour un mode d’alimentation. On accepterait une végétarienne, mais pas les végétaliens. Ce serait trop compliqué pour notre groupe. Il est arrivé une fois qu’une femme végane vienne dîner chez nous, cela ne s’est pas très bien passé. Si quelqu’un a une conception de l’alimentation complètement différente et que tout le monde doit s’adapter, cela devient compliqué.

Comment le groupe a-t-il évolué au fil des ans?

Deux de mes cofondatrices sont malheureusement décédées. Ce furent des expériences très marquantes. D’autres ont quitté la Tavolata pour des raisons personnelles. Depuis ses débuts, il n’y a donc plus que Lisa et moi. Le changement fait partie des choses: il faut rester souple. Pour assurer la relève, nous avons toujours cherché le contact avec des femmes plus jeunes afin de rajeunir notre Tavolata. Cela a porté ses fruits.

De nouveaux membres peuvent-ils se joindre à vous?

Absolument. Nous avons toujours de la place pour un invité. Il est simplement important pour nous de partager des intérêts et des thèmes similaires. Actuellement, nous sommes quatre femmes: Lisa est née en 1945, Esther en 1948, Helen en 1957 et moi en 1937. Nous nous retrouvons une fois par mois à 18 heures pour l’apéritif puis nous passons à table.

Un homme pourrait-il aussi participer?

Oui, bien sûr. Malheureusement, les hommes de notre âge qui sont encore en forme se font rares. Nous serions également heureuses d’accueillir des personnes plus jeunes, nous restons ouvertes. Je pense que, justement au moment de partir à la retraite, il est particulièrement important de se construire une nouvelle vie.

Votre Tavolata semble bien organisée.

Avec les années, on apprend à déléguer. Lorsqu’une participante est pressée par le temps, elle peut préparer quelque chose de simple. Et en été, nous aimons aussi organiser de temps en temps un pique-nique dans un joli parc.

Comment faites-vous face au vieillissement?

C’est effectivement un sujet important. Heureusement, nous sommes toutes en très bonne forme, nous vivons de manière autonome et nous déplaçons en transports publics. Malheureusement, nous avons été témoins du déclin rapide d’une personne intéressée par la Tavolata: soudain, elle ne s’orientait plus, ne pouvait plus cuisiner toute seule et ne retrouvait plus son chemin. Heureusement, elle a pu déménager dans une structure encadrée.

Qu’appréciez-vous particulièrement dans le groupe?

Le fait que nous cuisinions les unes pour les autres des plats que l’on ne ferait plus forcément lorsqu’on est seule. Un rôti, un osso buco: cela demande du temps. Mais nous nous réjouissons tout autant d’une soupe de lentilles avec du bon pain ou des pommes de terre en robe des champs. À propos des pommes de terre en robe des champs: de notre groupe est née une nouvelle Tavolata, la «Gschwellti-Tavolata». Susanne, une ancienne membre de Pic-Assiette, a créé une nouvelle table d’hôtes. L’hôtesse ne cuisine que des pommes de terre et les autres apportent leur fromage préféré.

Que signifie Pic-Assiette?

Un «pique-assiette» est une personne qui picore dans l’assiette des autres (au sens figuré: un parasite, un profiteur). C’est exactement ce que nous faisons: nous goûtons les plats des autres femmes. Un peu comme les oiseaux autour d’une mangeoire. Oui, cela nous correspond bien: nous vivons à la frontière linguistique, nous avons de l’humour et nous apprécions l’art de vivre.

Un après-midi d’été dans une résidence pour personnes âgées à Wallisellen. Peu avant midi, un drôle de vélo-cargo s’approche. Sur la surface de chargement se trouve une caisse en bois portant l’inscription «LUNAplus». Adrian Ruoss, de la fondation éponyme, pose le vélo et déballe un grill, sa pince, des saucisses à griller, des cervelas et des «bürli» (petits pains). Quelques minutes plus tard, les saucisses crépitent déjà sur le feu.

Reportage: Anina Torrado Lara
Photos: Nicolas Zonvi

Les premiers habitants du quartier ont déjà repéré le jeune homme et lui font signe de la main. «Oh, aujourd’hui, il y a des cervelas!», s’exclame Uschy Hug. Elle pose son taboulé «maison» (voir recette) sur la table pliante et déballe les assiettes, les couverts et les serviettes. Aussitôt, deux autres voisines se précipitent pour l’aider à mettre la table. Un homme apporte un pain fait maison à la tavolata, une femme apporte des tranches de pastèque. Sur la pelouse commune se crée une tavolata conviviale et sans chichis.

Pourquoi une saucisse est bien plus qu’un simple en-cas

Avec son vélo-grill, Adrian Ruoss a visé en plein dans le mille: dans les quartiers d’habitation des villes et des agglomérations, nombreuses sont les personnes qui ont un besoin de convivialité et d’échange. L’idée du vélo-grill lui est venue il y a quelques années. Adrian Ruoss travaille à la fondation LUNAplus à Wallisellen, où il est responsable de l’animation socioculturelle des personnes âgées de 65 ans et plus, principalement dans les résidences pour seniors.

Tavolata itinérante

Il s’occupe régulièrement de trois résidences, où il a posé une question toute simple: «Qu’est-ce qui vous manque le plus?» La réponse a été sans appel: «Les grillades», raconte Adrian Ruoss, «car, pour cette génération, une saucisse cuite au feu de bois, c’est tout simplement un incontournable.»

Mais construire des aires de grillades? Demander des autorisations? Tout cela semblait trop compliqué. Cet ancien constructeur de décors reconverti a donc imaginé une solution pragmatique: un vélo-cargo, un grill, et le tour est joué. «J’aime le fait que le vélo-grill soit si simple. Quand il fait beau, je peux me rendre dans une résidence: il n’y a besoin de rien, ni cuisine ni autorisation.» Difficile de faire plus accessible.

Certains apportent spontanément une garniture

Voici comment se déroule une session avec le vélo-grill: Adrian Ruoss fixe une date avec les habitantes et habitants, puis, deux semaines à l’avance, il affiche des prospectus au panneau d’information. Il apporte les saucisses et le pain qu’il vend pour cinq francs. Tout le reste est laissé au bon vouloir de chacune et chacun. «Si les invités sont contents de manger rien que de la saucisse et du pain, ça va aussi.» Mais souvent, les seniors de la résidence prévoient des accompagnements: une personne apporte une salade, une autre un dessert ou des fruits. Il arrive même qu’il y ait une machine à café ou une bouteille de vin blanc. Ensemble, ils dressent la table et la débarrassent ensemble aussi.

Tavolata itinérante

«Le vélo-grill est une forme de tavolata très intéressante», explique Daniela Specht, directrice de l’association Tavolata. «Il implique peu d’obligations, et pourtant, un véritable sentiment de communauté se crée. Chacun-e contribue à la réussite de l’événement et profite du moment partagé.» Ainsi, le vélo-grill devient un événement participatif. Adrian Ruoss raconte: «Quand je suis seul, les gens donnent spontanément un coup de main.» C’est exactement ce qu’il recherche: du mouvement, de la participation et de l’auto-efficacité. «Lorsqu’une personne apporte un gâteau et qu’on la félicite, c’est très gratifiant pour elle. Cela la rend fière.»

Qui le souhaite reste bavarder un moment

Entre le printemps et l’automne, le vélo-grill est utilisé régulièrement. À chaque événement, entre 10 et 25 personnes se retrouvent: aussi bien des nouveaux résidents que des personnes qui, autrement, ne participeraient jamais au repas collectif de midi. «Il y a aussi des personnes plutôt solitaires qui viennent au vélo-grill, achètent une saucisse à cinq francs et pensent rentrer chez elles la manger. Mais parfois, elles finissent par rester.» Adrian Ruoss essaie d’inciter les gens à discuter et d’atteindre ainsi également ceux qui vivent dans l’isolement.

Les liens qui se tissent ainsi dans le quartier se prolongent dans la vie quotidienne. Adrian Ruoss parle de couples qui se sont rencontrés à l’occasion d’une grillade et qui sont aujourd’hui ensemble. De voisins et voisines qui font les courses les uns pour les autres, qui prennent un café ou qui regardent un match de foot ensemble. «C’est fou de se dire que de si petits événements peuvent donner naissance à de telles relations.»

Par exemple, un jour, une femme est tombée, le voisin s’en est aperçu et a appelé les secours. «Les gens veillent les uns sur les autres. C’est là, pour moi, la principale utilité du vélo-grill: il brise la glace.»

Le grill a l’effet d’un feu de camp

Dans les résidences vivent des personnes âgées de 65 à 100 ans, dont certaines avec une rente AI. La mixité y est importante. «Il y a des gens originaires de Syrie, de Grèce, de partout.» Il n’y a pas d’encadrement, seulement des espaces communs. D’où l’importance d’impulsions venues de l’extérieur, ou justement d’un vélo apportant une saucisse à rôtir OLMA de Saint-Gall.

En début d’après-midi, le grill est vide, mais le groupe reste à table et discute vivement. Adrian remballe le grill, fixe déjà le prochain rendez-vous, avec une date de report, puis enfourche son vélo. Ce qui demeure va au-delà de l’odeur de la saucisse grillée: de nouveaux liens, de la proximité, de la confiance. Et la certitude qu’il suffit parfois d’un petit feu pour aviver une communauté.

Les groupes Tavolata de toute la Suisse se retrouveront lors de la conférence Tavolata qui se tiendra le lundi 1er juin 2026, de 10h00 à 16h30, à la Maison Farel à Bienne. Notre thème sera «le Röstigraben». Venez profiter d’un programme varié et de ces retrouvailles!

Vous trouverez ici le programme et le formulaire d’inscription.

Merci de vous inscrire avant le 20 mai 2026. Nous nous réjouissons de vous voir!

La troisième assemblée générale de l’association Tavolata s’est tenue le mercredi 15 avril 2026, de 16 h à 18 h, à la Maison des générations de Berne.

À l’issue de l’assemblée générale, le groupe a visité une exposition à la Maison des générations à Berne.
Lors de l’assemblée générale, un rapport sur l’année 2025 a été présenté. L’élection du comité a suivi. Voici les changements:

  • Anders Stokholm, jusqu’alors membre du comité, a été élu nouveau président de l’association Tavolata.
  • Après de nombreuses années en tant que père fondateur, chef de projet et président de l’association, Robert Sempach prend sa retraite – mais reste au sein de Tavolata en tant que président d’honneur.
  • Heidi Moosmann se retire du comité après un travail long et remarquable. Emma Nick-Lämmlin a été élue pour lui succéder lors de l’assemblée générale. Heidi Moosmann reste membre d’honneur de Tavolata.
  • Urs Koch, du Tessin, a également été élu au comité. Il travaille déjà depuis le début de l’année au sein de l’association Tavolata.

Des changements interviennent également au sein du secrétariat:

  • Elodie Follonier, notre ancienne coordinatrice en Suisse romande, va prendre de nouvelles fonctions. Sa successeure est Petra Forny Pannatier. Elle prendra en charge la coordination en Suisse romande à compter du 1er mai 2026. Vous pouvez joindre Petra à l’adresse romandie@tavolata.ch.
  • Valentina Pallucca Forte a quitté l’association Tavolata dès février 2026. Son successeur est Samuel Notari. Vous pouvez le joindre, ainsi que Marcello Martinoni, à l’adresse svizzera.italiana@tavolata.ch.

À l’issue de l’assemblée générale, les participants ont suivi une visite guidée de l’exposition «Hilfe, ich erbe!» et ont trinqué lors d’un apéritif.

Le Pour-cent culturel Migros se consacre cette année au thème de la diversité. L’initiative diversite incite les gens à franchir les barrières sociales et à partager de nouvelles expériences. Un tirage au sort permettra de gagner 1’000 bons d’une valeur de 250 francs. Vous trouverez ici plus d’informations sur le concours.

L’association Tavolata a également participé à l’élaboration d’une offre: Ceux qui souhaitent organiser leur propre Tavolata diverse peuvent participer au concours jusqu’au 29 juin 2025. Les gagnant-es seront récompensés par un bon Migros d’une valeur de 250 CHF pour la restauration des invités, ainsi que par une boîte à outils contenant des conseils et des inspirations utiles pour la réalisation de la Tavolata. Cliquez ici pour accéder directement au formulaire de participation.

Dans ce guide, nous montrons comment vous pouvez organiser votre Tavolata de manière encore plus diverse:

Le mardi 26 mars 2024, les membres de Tavolata se sont réunis pour leur assemblée générale à Zurich. Dans la maison historique «Karl der Grosse», nous avons fait la rétrospective d’une première année associative 2023 extrêmement réjouissante. L’assemblée a été suivie d’un aperçu divertissant de l’histoire de Zurich. Bien entendu, nous ne pouvions manquer de trinquer ensuite à l’apéritif dînatoire. Merci d’être venu-es, d’avoir participé à la discussion et pour les bons moments que nous avons passés ensemble!

Cotisations annuelles des membres

Nous avons également discuté de la manière dont les membres pourraient s’impliquer à l’avenir et avons déterminé les cotisations annuelles. Les voici:

  • Membre individuel: CHF 40.– / Le droit de vote revient au membre présent à l’assemblée générale.
  • Personnes bénéficiant de prestations complémentaires: CHF 20.– (autodéclaration)
  • Adhésion collective (inscription en commun d’une Tavolata): CHF 120.– / Seuls les membres inscrits et présents à l’assemblée générale ont le droit de vote.

Tous les membres décident de l’avenir du réseau Tavolata lors de l’assemblée générale et participent gratuitement à la réunion annuelle (vers le concept).

Vous souhaitez devenir membre?

Nous serions heureux de vous accueillir comme membre de l’association.

L’association Tavolata jette un regard rétrospectif sur sa première année réussie en tant qu’association:

  • La direction a poursuivi les offres telles que le congrès annuel, les cours d’introduction, les séances d’information et les amuse-bouches de manière éprouvée.
  • Le réseau a accueilli de nombreux nouveaux Tavolata de toutes les régions du pays.
  • De plus, de nouvelles organisations responsables telles que la Fondation Beisheim, la Fondation Walder et la Fondation Cornelius Knüpffer ont pu être gagnées.
  • Promotion Santé Suisse et les coopératives Migros ont également prolongé leur soutien à Tavolata.
  • L’évaluation de Tavolata par Promotion Santé Suisse a constitué une étape importante en 2023. L’enquête a apporté des résultats précieux pour la suite du travail et a montré que Tavolata ne contribuait pas seulement à la cohésion, mais qu’elle améliorait aussi la santé psychique de manière avérée.
  • Dans l’ensemble, nous avons tiré de nombreux enseignements pour nous personnellement et pour le travail du réseau.

Nous nous réjouissons d’une nouvelle année associative et remercions tous les collaborateurs de l’association, les membres et les groupes Tavolata pour leur engagement.

Lisez plus dans le rapport annuel 2023.

En 2023, Promotion Santé Suisse a évalué le réseau Tavolata. Des groupes Tavolata de toute la Suisse ont été invités à discuter et été questionnés. L’évaluation montre que les tablées ont une influence positive sur la santé psychique des personnes âgées. Les membres renforcent leurs compétences personnelles et participent à la vie sociale, ce qui donne naissance à des réseaux relationnels qui s’étendent bien au-delà de la Tavolata.

Promotion Santé Suisse a publié les résultats de l’évaluation en janvier 2024 dans la feuille d’information 96. Elle recommande à l’association Tavolata de développer un modèle de financement viable afin d’assurer sa pérennité. Elle estime en outre qu’il est nécessaire d’agir pour recruter et fidéliser des multiplicatrices et multiplicateurs. Les ressources du réseau doivent être utilisées de manière ciblée afin de poursuivre la sensibilisation à la nutrition avec des objectifs réalistes et de promouvoir la diffusion de différentes formes de tablées.

Les principaux résultats sont les suivants:

  • Le réseau atteint très bien son groupe cible, les personnes âgées. Le concept des tablées intéresse surtout les femmes.
  • Les personnes qui s’engagent dans le réseau sont plutôt actives socialement. Elles souhaitent que Tavolata leur apporte de la convivialité et considèrent la tablée comme une occasion de passer du temps avec d’autres personnes.
  • De nombreux membres apprécient de manger un «vrai repas» lors d’une Tavolata. Ils vivent souvent seuls et ne cuisinent que rarement de tels plats pour eux-mêmes.
  • Participer à Tavolata, c’est développer ses compétences de vie: surtout la compétence communicative et sociale ainsi que la gestion de ses sentiments.
  • Participer à une Tavolata permet aux membres de faire l’expérience de la participation sociale, ce qui favorise en retour les contacts sociaux. Il peut en résulter des réseaux qui se soutiennent au-delà de la Tavolata.
  • Les Tavolata mettent davantage l’accent sur le plaisir que sur une alimentation saine et équilibrée.
  • L’association apporte une contribution importante à la création de tablées et permet aux personnes intéressées de trouver une place dans leur région.

Les résultats sont également disponibles sous forme d’infographie concise.

Le 23 octobre 2023, près de 25 personnes de contact de Tavolata, membres du secrétariat et du comité de l’association Tavolata, se sont réunies à l’occasion du Conseil Tavolata annuel. Le secrétariat a donné des informations sur l’évaluation réalisée en 2023 au sein du réseau Tavolata. Une discussion animée a ensuite eu lieu sur certains résultats de cette évaluation.

En voici un résumé:

  • Le plaisir et la joie de manger ensemble sont essentiels pour les groupes Tavolata. L’évaluation et les participant-es à la discussion ont été unanimes à dire que de nombreux membres de Tavolata sont sensibilisés à l’importance d’une alimentation équilibrée et qu’elle fait partie intégrante des rencontres. Le plaisir et la joie priment néanmoins. Les personnes présentes ont échangé des idées sur la manière d’élargir les connaissances et le plaisir d’une alimentation équilibrée au sein du réseau.
  • Où en sommes-nous sur le thème de l’adhésion à l’association Tavolata? Les avis à ce sujet divergent. La discussion a porté sur l’intérêt que pourrait avoir l’adhésion à l’association, indépendamment de l’adhésion au réseau. Les difficultés à trouver un consensus sur ce thème au sein d’un groupe, par exemple, ont également été évoquées. Les participant-es sont tombé-es d’accord sur le fait qu’il fallait trouver une solution pragmatique. Le sujet retourne au comité de l’association.
  • Quelles prestations sont au cœur du réseau parce qu’elles en font l’attrait et l’utilité? Les réunions d’information et les cours d’introduction pour la création de nouveaux groupes ont été considérés comme essentiels au niveau du réseau; l’accompagnement des fondatrices et fondateurs par des personnes du réseau (un grand merci aux représentantes régionales et représentants régionaux et à nos organisations partenaires!); la rencontre annuelle.
  • Que pouvons-nous faire pour que les personnes restent membres des tablées malgré des restrictions physiques ou psychiques et que les groupes soient maintenus? Les participant-es à la discussion ont fait part de leur intérêt à en apprendre davantage sur la manière de cultiver les relations et de conduire une conversation, afin de pouvoir mieux agir dans des situations difficiles (p. ex. en cas de démence d’un membre, mais aussi lors de situations désagréables comme la vaisselle sale).

Les participant-es ont en outre apporté de nombreuses idées sur la manière dont certains groupes de Tavolata pourraient trouver de nouveaux membres et sur la manière dont le réseau pourrait s’étendre davantage.

Vous trouverez le procès-verbal complet ici.

Vous trouverez ici les diapos relatifs à l’évènement.

Rapport: Esther Kirchhoff
Foto: image symbolique